L’Ordre de la Libération

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L’ORDRE de la LIBERATION

Historique :

En réponse à l’invasion de la Pologne par les troupes hitlériennes, l’Angleterre puis la France déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939.

Commence alors la « drôle de guerre » ; la Belgique capitule, les lignes de défense franco-britanniques sont enfoncées et le 14 juin les forces du Reich entrent dans Paris.

Le 16 juin 1940, le président du conseil Paul Reynaud démissionne et se trouve remplacé par le maréchal Pétain.

Ce même jour, le général de Gaulle alors sous-secrétaire d’état à la défense nationale et à la guerre depuis le 5 juin décide de rejoindre l’Angleterre.

Après le célèbre appel lancé par le Général de Gaulle, « Chef des Français Libres » le 18 juin 1940, la France se devait de récompenser les acteurs de la Libération du pays.

En octobre 1940 au Cameroun de Douala, le général fait part au capitaine de vaisseau Thierry d’Argenlieu de ses intentions politiques et précise : « ….. je suis décidé à créer un insigne nouveau face à l’imprévisible conjoncture. Il récompensera ceux des nôtres qui se seront signalés dans cette haute et âpre campagne, pour la libération de la France ….. ».

Et de Brazzaville, il lance l’acte N° 7 du 16 novembre 1940 pour instituer la création de cette décoration parallèlement à ses décisions politiques en accord avec la Grande-Bretagne fixant les statut de la France Libre (27 octobre 1940) et création d’un Conseil de Défense de l’Empire pour administrer les territoires français d’outre-mer ralliés.

Les premiers projets font état de la création d’un « Ordre de la Délivrance » dont les membres seraient les « Croisés de la Délivrance ».

Le choix du terme « Croisés » regroupe parfaitement comme au Moyen-âge l’idée de serviteurs d’une cause et d’un idéal presque religieux.

Par les circonstances de sa création, il se rapproche et fait penser aux grands ordres tels que celui de Malte, de l’Ordre de Saint-Michel (crée en 1469 par Louis XI). Celui-ci combattant le duc de Bourgogne, Charles Le Téméraire, décida de créer un ordre afin d’encourager ses vassaux à rejoindre sa bannière.

Mais le général de Gaulle fait appel au professeur René Cassin qui en règle les textes et définit avec ses collaborateurs du terme « Compagnon ».

L’insigne est conçu alors que les textes définitifs de l’ordonnance sont en cours de rédaction.

Les détails sont fixées à Londres par le décret du 29 janvier 1941 qui règle l’organisation de l’Ordre et fixe les caractéristiques de l’insigne.

Un seul et unique grade qui se porte sur la poitrine à gauche juste après la Légion d’Honneur et avant la Médaille Militaire.

La première promotion du 29 janvier 1941 fut de 9 membres dont 4 à titre posthume. Les cinq compagnons formèrent le Conseil de l’Ordre avec le Capitaine de vaisseau Thierry d’Argenlieu comme premier Chancelier, le gouverneur général de l’Afrique Equatoriale Française Félix Eboué, le lieutenant Emmanuel d’Harcourt, Edmond Popieul officier de la marine marchande et Henry Bouquillard adjudant dans les forces aériennes françaises libres.

Soit un moine, un guyanais, un noble, un officier de marine et un sous-officier tous représentatifs d’être des combattants sans distinction de classe et d’origine pour libérer la France sous l’appel du général de Gaulle.

Ils continuaient d’assurer les missions de combats tout en étant tenu de se réunir régulièrement si les opérations le permettaient. (décret du 29 janvier 1941).

Bénéficiaires : 

L’article 1er de l’ordonnance précise que les nominations dans l’Ordre de la Libération était destiné à récompenser « les personnes ou les collectivités militaires et civiles » qui s ‘étaient « signalées dans l’œuvre de la libération de la France et de son Empire ». 

(Ordonnance N° 7 du 17 novembre 1940 signée à Brazzaville).

Mais il est à noter qu’il s’agissait de services exceptionnels dans des situations exceptionnelles et restituent l’histoire des combats de la France Libre et de la Résistance ce que repris m’ordonnance du 7 janvier 1944.

Une note émanant de la Chancellerie datée du 4 mai 1944 précise « soit les actes de courage exceptionnels, soit les services éminents rendus à la cause de la Libération au prix de sacrifices importants ou de risques considérables, soit de somme d’actes ou de services remarquables qui ne sont pas exclusivement des services combattants».

Il en résulte une volonté de réduction d’admission qui conduit à la création d’une véritable élite chevaleresque où chacun se trouve à égalité quel que soit le grade (soldat à général), quel que soit l’âge, sa nationalité ou son statut (militaire ou civil).

Les bénéficiaires étaient désignés sous l’appellation de « Croisés de la Libération ».

Conditions d’obtention :

Les propositions étaient établies par les chefs hiérarchiques dans le cas des militaires et par les chefs de réseaux dans le cas des résistants.

Le Conseil de l’Ordre examinait ensuite les propositions et se prononçait pour l’admission, mais seul le général de Gaulle en décidait !

Durant certaines périodes d’opérations, il déléguait à certains officiers la qualité d’attribuer un nombre de Croix sur le terrain tout en se laissant « l’honneur » d’entériner les noms.

Les conditions d’admissions dans l’Ordre relevaient d’un caractère exceptionnel.

Absence d’un Conseil permanent ; absence de procédure réglementaire, urgences, …..

La clandestinité entraîna des nominations sous pseudonyme comme Jean Moulin sous le nom de caporal Mercier.

L’Ordre de la Libération fut créé pour un temps déterminé jusqu »à ce que la mission soit accomplie !

La distinction :

Le projet est réalisé par le capitaine des Forces Françaises Libre, Tony Mella et la maquette est exécutée par une succursale londonienne (établissement John Pinches) du fameux joaillier Cartier qui fabriqua les premières croix.

Après la Libération, la réalisation fût confiée à la Monnaie de Paris.

  • Ruban : 

De couleur verte rayé de deux filets noirs verticaux et bordé de deux bandes cinq fois plus épaisses de la même couleur (second modèle).

Le premier modèle portait seulement deux rayures noires mais en diagonale à l’identique des décorations britanniques. Le ruban est fixé à un anneau rectangulaire sur lequel est fixée la poignée du glaive. Ils furent décernés jusqu’en aôut – septembre 1942.

La couleur verte symbolise l’Espérance de la Patrie et la noire, le deuil, la souffrance et l’occupation de la France.

Il est à noter que les rubans de la première version possèdent une valeur supplémentaire puisqu’ils permettent de situer une datation dans l’Ordre de leurs titulaires. 

       – Croix « Insigne » : Appelé « Croix de la Libération » est un écu en bronze poli rectangulaire de 33 mm de haut sur 30 mm de large, portant un glaive (60 mm de haut sur 7 mm de large) dépassant en haut et en bas, la poignée vers le haut où est gravée la croix de Lorraine en noir.

La lame du glaive est chargée d’une croix de Lorraine noire.

Au revers, l’inscription en exergue « PATRIAM SERVANDO VICTORIAM TULIT », «  En défendant la Patrie, il a remporté la Victoire ».

       – Fourragère :

Lors de la cérémonie de la commémoration annuelle de l’appel du général de Gaulle, le président de la République Jacques Chirac remit la nouvelle fourragère de l’Ordre de la Libération le 18 juin 1996 (création par arrêté le 23 février 1996) aux chefs de corps des unités, formations aériennes et bâtiments de guerre décorés de cet ordre. 

Cette cérémonie se déroula au mémorial du Mont Valérien.

Faisant partie intégrante de l’uniforme, elle se compose d’un cordon rond, doublé sur la partie formant le tour du bras gauche.

La fourragère se fixe en première position à partir du bord de l’épaule pour les unités qui sont déjà titulaires d’une ou plusieurs fourragères.

Elle est tressée aux couleurs mêlées de l’Ordre de la Libération (vert et noir).

Une extrémité du cordon forme un trèfle tandis que l’autre est munie d’un ferret et d’un coulant de métal (en or ou argent) de la couleur des boutons de l’uniforme de l’unité concernée.

Au-dessus du ferret, le cordon forme un nœud à quatre tours.

L’insigne d’un format réduit au tiers est fixé entre le ferret et le nœud du cordon.

       – Le collier du Grand Maître :

Réalisé en 1945 par l’orfèvre Gilbert Poillerat il fut remis au général de Gaulle le 31 août 1947 par l’amiral Thierry d’Argenlieu et est inspiré de celui de l’Ordre Royal de Saint-Michel.

Il est composé de neuf maillons d’or réunis par des croix de Lorraine d’émail vert.

Chaque maillon porte le nom d’un territoire de la France d’Outre-mer rallié à la France Libre.

Au collier est suspendu un médaillon ovale sur lequel figure la Croix de l’Ordre entourée de rayons moitié or et argent. 

Le médaillon est surmonté de deux glaives entrecroisés, les poignées vers le haut et qui passent  derrière un médaillon en arc de cercle ou se trouve inscrite la devise de l’Ordre en latin.

Depuis le décès du général de Gaulle le collier ne fut plus porté et est exposé au musée de l’Ordre.

Protocole :

Le cérémonial est analogue à celui de la Légion d’Honneur et est régi par un arrêté du 1 août 1941.

Les troupes présentaient les armes et l’ouverture du ban était donnée. Le compagnon délégué appelait le récipiendaire éventuellement par son grade et son nom en lui remettant l’insigne en disant :

« Nous vous reconnaissons comme Compagnon, pour la Libération de la France dans l’honneur et par la Victoire ».

Particularités :

Il n’existe qu’un seul cliché sur lequel, le général de Gaulle présent à Brazzaville porte l’insigne du premier modèle.

1.061 croix ont été décernées dont 238 à titre posthume entre la date de création et celle de cessation d’attribution le 23 janvier 1946 soit six mois après la capitulation de l’Allemagne.

La France étant libérée, l’Ordre reçut un statut inspiré de celui de la Légion d’Honneur le 10 août 1945.

Nous dénombrons, 1.036 à des personnes physiques, 18 à des unités militaires de l’Armée de terre, de l’air et de la marine (13ème demi-brigade de la Légion Etrangère, le régiment de marche du Tchad, le sous-marin Rubis, le groupe de chasse Normandie-Niemem) ; 5 à des villes, Nantes le 11 novembre 1941, Grenoble en mai 1944, Vassieux (Vercors), l’Ile de Sein et Paris, 6 à des femmes dont 4 à titre posthume ainsi que 14 étrangers ; Eisenhower, Montgomery et le roi du Maroc Mohamed V.

Cependant à titre exceptionnel l’Ordre fut rouvert en 1958 pour Winston Churchill et en 1960 pour le roi George VI d’Angleterre à titre posthume.

De nombreux compagnons sont morts pour la libération de la France entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945. Nous pouvons en citer quelques-uns :

  • Mathurin Henrio, dit « Barrioz », enfant de quatorze ans capturé par l’ennemi et décédé le 10 février 1944 en refusant de communiquer des renseignements,
  • Pierre Brossolette, dit Bourgat » et « Boutet », décédé le 22 mars 1944 en se suicidant après deux jours de tortures afin de sauver l’organisation de la résistance,
  • Le lieutenant-colonel Jean Colonna d’Ornano décédé le 11 janvier 1941,
  • Le gouverneur Général Félix Eboué décédé le 17 mai 1941,
  • Le capitaine de frégate Honoré d’Estiennes d’Orves (bureau central de renseignements et d’actions) exécuté le 29 août 1941,
  • Jean Moulin, dit « Max » président du conseil national de la résistance mort des suites de tortures le 8 juillet 1943 et pour des raisons de clandestinité fut fait compagnon sous le nom de caporal Mercier.

Mais également, René Cassin, Pierre Clostermann, Jacques Chaban-Delmas, Jean de Lattre de Tassigny, Philippe Leclerc de Hauteclocque, André Malraux, Pierre Messmer, René Pleven, Maurice Schumann, …..

La croix de la Libération est portée par les Compagnons de la Libération et dans certaines circonstances par leurs descendants directs à l’occasion des cérémonies commémoratives consacrées à l’Ordre. Dans ce cas l’insigne se porte à droite sur la poitrine.

Au début de 1998, 186 compagnons vivants étaient recensés et seulement 159 au 1er octobre 1999.

L’ordre ne comprend qu’un seul grade celui de Compagnon.

Ses titulaires ont droit au titre de « Compagnon de la Libération ». Le général de Gaulle, fondateur de l’Ordre en restera le seul Grand Maitre.

Le conseil de l’Ordre (membres au nombre de 28) a pour rôle le maintien de la discipline et de l’idéal chevaleresque promu par le général de Gaulle.

  • Le Chancelier.

Le chancelier est le personnage le plus important de l’ordre depuis le décès du général de Gaulle en 1970.

Le chancelier nommé pour quatre années renouvelables est dépositaire du sceau. Il assure l’administration de l’Ordre, du musée et des services de la médaille de la résistance.

Il accueille le chef de l’état et se recueille avec lui dans la crypte du Mont Valérien lors des cérémonies annuelles commémorant l’appel du 18 juin 1940.

Les chanceliers au fil des années furent, l’amiral Georges Thierry d’Argenlieu (1941-1958), le Général Joseph Ingold (1958-1962), M. Claude Hettier de Boislambert (1962-1978), le Général d’armée (cr) Jean Simon (1978-2002), le Général d’armée (cr) Alain de Boissieu en exercice.

  • La Chancellerie et le Musée de l’Ordre de la Libération.

La chancellerie de l’Ordre de la Libération est située au pavillon Robert-de-Cotte (51bis, boulevard de la Tour Maubourg 75007 PARIS) dans une aile de l’Hôtel National des Invalides depuis 1957.

Auparavant, les services de l’Ordre étaient installés dans un hôtel particulier.

Ce corps de bâtiment était à l’origine les logements des officiers supérieurs invalides. 

Ce pavillon abrite le musée sur trois galeries et cinq salles qui dans sa presque totalité regroupe grâce à des dons, des manuscrits, les décorations du général de Gaule dont une réplique du collier du Grand Maître.

Une importante collection de documents concernant les Forces Françaises Libres, la résistance intérieure et la déportation complète la visite.

Une bibliothèque annexe est consacrée à la seconde guerre mondiale et ouverte aux chercheurs.

  • Ouvertures tous les jours de 10H00 à 18H00 du 1er avril au 30 septembre.

                        Tous  les jours de 10H00 à 17H00 du 1er octobre au 31 mars.

                         Le samedi et dimanche entrée par le musée de l’armée.

  • Fermetures les 1er janvier, 1er mai, 8 mai, 17 juin, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre.

Contacts au (33) 01.47.05.04.10.

A savoir qu’une Société d’Entraide des Compagnons de la Libération et une Association des Médaillés de la Résistance existent dans un but social.

Annexe :

Loi 99-418 du 26 mai 1999 créant le Conseil National des communes « Compagnon de la Libération ».

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er
En vue de succéder au Conseil de l’Ordre de la Libération, dans les conditions fixées à l’article 10 de la présente loi, il est créé un établissement public national à caractère administratif dénommé Conseil national des communes « Compagnon de la Libération », placé sous la tutelle du garde des sceaux, ministre de la justice.

Article 2
Le Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » a pour mission :
– d’assurer la pérennité des traditions de l’Ordre de la Libération et de porter témoignage de cet Ordre devant les générations futures, en liaison avec les unités combattantes titulaires de la Croix de la Libération ;
– de mettre en œuvre toutes les initiatives qu’il juge utiles, dans les domaines pédagogique, muséographique ou culturel, en vue de conserver la mémoire de l’Ordre de la Libération, de ses membres et des médaillés de la Résistance française ;
– de veiller sur le musée de l’Ordre de la Libération et de le maintenir, ainsi que les archives de l’Ordre, en leurs lieux dans l’Hôtel national des Invalides ;
– d’organiser, en liaison avec les autorités officielles, les cérémonies commémoratives de l’Appel du 18 juin et de la mort du général de Gaulle ;
– de participer à l’aide morale et matérielle aux Compagnons de la Libération, aux médaillés de la Résistance française et à leurs veuves et enfants.

Article 3
Le conseil d’administration du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » est composé :
– des maires en exercice des cinq communes titulaires de la Croix de la Libération : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors, Ile-de-Sein ;
– des personnes physiques titulaires de la Croix de la Libération ;
– d’un délégué national nommé par décret du Président de la République, après avis des autres membres du conseil d’administration, pour un mandat de quatre ans renouvelable plusieurs fois.

Article 4
La présidence du conseil d’administration du Conseil national est assurée conjointement :
– d’une part, par l’un des maires en exercice des communes titulaires de la Croix de la Libération, chacun, successivement, pour une durée d’une année ;
– d’autre part, par le délégué national.

Article 5
Le conseil d’administration du Conseil national fixe les orientations de l’établissement public et arrête ses programmes. Il vote son budget et approuve les comptes.

Article 6
Le délégué national prépare et exécute les délibérations du conseil d’administration et représente l’établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile. Il prend les décisions qui ne relèvent pas de la compétence du conseil d’administration. Il est assisté d’un secrétaire général et de collaborateurs appartenant à des corps de fonctionnaires de l’Etat ou des collectivités locales mis à disposition ou détachés.

Article 7
Le Conseil national assure le service de la médaille de la Résistance française. Son délégué national préside la Commission nationale de la médaille de la Résistance française.

Article 8

Les ressources du Conseil national comprennent notamment :
– les subventions attribuées par l’Etat et, le cas échéant, par d’autres personnes publiques ;
– les dons et legs.

Article 9
Le Conseil national est soumis au contrôle administratif et financier de l’Etat.

Article 10
La présente loi entre en vigueur lorsque le Conseil de l’Ordre de la Libération ne peut plus réunir quinze membres, personnes physiques. Le chancelier de l’Ordre de la Libération en informe le Président de la République.
Un décret du Président de la République nomme le chancelier de l’Ordre de la Libération en exercice délégué national du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » pour la durée restant à courir de son mandat de chancelier.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Paris, le 26 mai 1999.

Jacques Chirac Par le Président de la République :
Le Premier ministre, Lionel Jospin
Le garde des sceaux, ministre de la justice, Elisabeth Guigou
Le ministre de l’intérieur, Jean-Pierre Chevènement
Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, Dominique Strauss-Kahn
Le ministre de la défense, Alain Richard
Le ministre de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la décentralisation, Emile Zuccarelli
Le secrétaire d’Etat à la défense chargé des anciens combattants, Jean-Pierre Masseret

(1) Travaux préparatoires : loi no 99-418.
Assemblée nationale :
Projet de loi no 11 ;
Rapport de Mme Marie-Françoise Clergeau, au nom de la commission des affaires culturelles, no 1270 ;
Discussion et adoption le 17 décembre 1998.
Sénat :
Projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale, no 142 (1998-1999) ;
Rapport de M. Lucien Neuwirth, au nom de la commission des affaires sociales, no 154 (1998-1999) ;
Discussion et adoption le 3 mars 1999.
Assemblée nationale :
Projet de loi, modifié par le Sénat, no 1422 ;
Rapport de Mme Marie-Françoise Clergeau, au nom de la commission des affaires culturelles, no 1485 ;
Discussion et adoption (procédure d’examen simplifiée) le 12 mai 1999.

Actualisation : (07/11/2018)

La Croix de la Libération n’est plus attribuée depuis le décret du 23 janvier 1946. Seul le général de Gaulle, Grand maître de l’Ordre, avait le pouvoir de transgresser ce décret de forclusion. Il appliqua ce pouvoir par deux fois, notamment, en décorant le 18 juin 1958 Sir Winston Churchill et, le 2 avril 1960, S.M. George VI Roi d’Angleterre.
La croix fut remise à 1 059 Compagnons et collectivités, dont 238 croix décernées à titre posthume.

Comme toutes décorations elle se porte à gauche, immédiatement après la Légion d’Honneur et avant la Médaille Militaire, sauf, pour les représentants de la famille des Compagnons de la Libération qui peuvent, à l’occasion de cérémonies consacrées à l’Ordre, porter à droite sur leur poitrine, la croix de leurs parents défunts. Mais pour les petits-enfants ? L’idéal et le plus sûr serait de se rapprocher du Musée de l’Ordre de la Libération à l’hôtel des Invalides.

 

Nous remercions Pascal Britz pour ce partage.
 

// copyright ©  08/07/2016. — Article écrit par : Pascal Britz

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